Action civile 36383-03-10 Hazan c. Banque Tefahot : rejet de la demande d'exécution d'arrangements dans une réalisation d'hypothèque (2015)
La demande a été rejetée. Le tribunal a jugé que les emprunteurs et la banque avaient négocié pendant des années, mais qu'aucun des quatre arrangements invoqués par les emprunteurs n'avait été conclu, de sorte qu'il n'y avait rien à exécuter. Les emprunteurs ont été condamnés à 7 500 NIS de frais.
Sur quoi repose cette page
Cette page repose sur le texte intégral du jugement rendu dans l'action civile 36383-03-10, tel qu'il est publié sur le site d'un cabinet d'avocats. Nous n'avons pas trouvé le jugement sur le site des tribunaux. Dans l'en-tête du jugement, la défenderesse est « Tefahot Israel Mortgage Bank Ltd » ; le site qui le publie présente l'affaire comme une action contre la banque Mizrahi Tefahot. Les noms de l'employé de la banque, de l'administrateur judiciaire et des avocats ont été omis.
Contexte : une réalisation d'hypothèque qui a duré des années
Le jugement a été rendu le 2 août 2015 par le tribunal de première instance de Jérusalem, juge Einat Avman-Muller. Selon le jugement, le couple Moshe et Pnina Hazan a contracté auprès de la banque en 1994 un prêt garanti par une sûreté sur sa maison de Tzur Hadassah. En raison d'arriérés, la banque a engagé dès 1996 des démarches pour recouvrer les arriérés et, en 2000, un dossier de réalisation de l'hypothèque a été ouvert à l'Office d'exécution et un administrateur judiciaire a été nommé pour vendre la maison.
L'action du couple contre l'administrateur a été rejetée le 7.3.2010, et une action en dommages-intérêts qu'il avait introduite contre la banque devant le tribunal de district a été radiée, après quoi la présente action a été introduite. La vente de la maison a été approuvée et le couple a été expulsé, mais selon le jugement il s'est installé dans une caravane sur une parcelle attenante. Les acquéreurs ont demandé l'annulation de la vente, et la vente a été annulée. Selon l'administrateur, l'exécution se poursuivait encore au moment du jugement.
Ce que chaque partie a soutenu
Le couple soutenait que la banque s'était engagée à plusieurs reprises à ne pas vendre la maison, et que quatre accords avaient été conclus : en août 2001, novembre 2001, décembre 2004 et février 2006. Selon la demande, la banque avait accepté de les laisser revenir dans la maison, d'annuler des intérêts exceptionnels, de rééchelonner la dette et de les indemniser, sans s'y conformer. Ils demandaient l'exécution des accords et une indemnisation pour leur expulsion, la perte de leurs biens et leur préjudice moral ; une invalidité psychique de 50 % de la demanderesse était aussi invoquée, sur la base de son propre expert. Le montant de l'indemnisation réclamée n'est pas indiqué dans le jugement.
La banque soutenait qu'il n'y avait eu aucun accord ni engagement, que l'allégation d'accords était tardive et n'avait pas été soulevée dans la procédure antérieure devant le tribunal de district, et que le couple avait rejeté toutes les propositions d'arrangement qui lui avaient été faites.
Ce que le tribunal a décidé
Le tribunal a constaté que la banque avait sincèrement tenté, au fil des années, de mettre fin aux procédures à l'amiable, mais qu'aucun accord exécutoire ne s'était jamais formé :
Août 2001 : une lettre de la banque proposait de remettre les emprunteurs sur le plan d'amortissement s'ils payaient les arriérés, soit 138 470 NIS, dans un délai de 30 jours. Le tribunal a jugé que, même s'il s'agissait d'une offre, rien ne prouvait que les emprunteurs avaient informé la banque de leur acceptation, de sorte qu'aucun contrat n'avait été conclu. Il a aussi relevé que la démarche auprès de la banque avait été faite sans mentionner que la vente de la maison avait déjà été approuvée, et que la banque s'était rétractée une fois l'erreur découverte.
Novembre 2001 : un paiement de 10 000 NIS le 27.11.2001 a été effectué, selon la lettre de l'administrateur et selon une lettre du demandeur lui-même, en acompte sur la dette et non dans le cadre d'un arrangement.
Décembre 2004 : lors d'une réunion avec la banque, aucune offre concrète n'a été faite, seulement la promesse d'examiner des options. Il est ensuite apparu que l'approbation de la vente était pendante devant la Cour suprême.
De 2006 à 2009 : seules des grandes lignes générales ont été évoquées. Le 9.7.2009, le juge M. Ravid du tribunal de district a proposé un arrangement comprenant une réduction de 200 000 NIS de la dette, que le couple a rejeté, selon ses dires parce qu'il n'était pas prêt à renoncer à son action contre l'administrateur.
Aucun accord n'ayant été prouvé, le tribunal n'a pas examiné le préjudice, relevant qu'aucune preuve de son montant n'avait été apportée et que la demanderesse n'avait pas déposé d'attestation sous serment. La demande a été rejetée et le couple a été condamné à 7 500 NIS de frais et d'honoraires, prélevés sur la caution déposée. En conclusion, la juge a exprimé l'espoir que l'affaire se règle par un arrangement global.
Ce que cela signifie pour les clients
Le jugement montre qu'en matière de réalisation d'hypothèque, des conversations, des réunions et des propositions générales ne constituent pas un accord. L'emprunteur qui reçoit une offre écrite de la banque doit l'accepter par écrit, dans le délai fixé, et en conserver la trace. Un paiement reçu « en acompte sur la dette » ne prouve pas nécessairement un arrangement. C'est un jugement de première instance fondé sur ses faits, pas un précédent contraignant ; il ne dit rien de la conduite de la banque dans d'autres dossiers. Guides liés : arriérés de prêt immobilier avant l'exécution et procédures d'exécution face à la banque.
Sources
Questions fréquentes sur les jugements contre la banque Mizrahi Tefahot
Qu'a décidé le tribunal dans l'action 36383-03-10 Hazan c. Banque Tefahot ?
Le 2.8.2015, le tribunal de première instance de Jérusalem a rejeté la demande des emprunteurs visant à faire exécuter quatre accords qu'ils disaient avoir conclus avec la banque pendant la réalisation de l'hypothèque, et les a condamnés à 7 500 NIS de frais.
Pourquoi la lettre de la banque de 2001 n'a-t-elle pas été considérée comme un accord ?
Selon le jugement, même si la lettre était une offre, les emprunteurs n'ont pas informé la banque de leur acceptation dans le délai de 30 jours qu'elle fixait, et sans acceptation aucun contrat n'est conclu.
Le tribunal a-t-il relevé une faute de la banque ?
Non. Le tribunal a jugé que la banque avait fait des tentatives sincères pour parvenir à un arrangement et que le comportement de ses représentants n'était entaché d'aucun défaut. La demande portait uniquement sur les accords allégués, et non sur la procédure de réalisation elle-même.
Un appel a-t-il été interjeté ?
Non indiqué dans les sources. Nous n'avons trouvé aucune information sur un appel contre le jugement.
Niveau de la source: Texte intégral, vérifié. Cet article a été rédigé à partir du texte de la décision elle-même.
Vérifié sur le texte intégral du jugement, publié sur le site d'un cabinet d'avocats (et non sur le site des tribunaux). Juge Einat Avman-Muller. Le montant du préjudice réclamé n'est pas indiqué dans le jugement. Les sources que nous avons ouvertes ne contiennent aucune information sur un appel.
Sources
Comment citer
Action civile 36383-03-10 Moshe Hazan et Pnina (Perla) Hazan c. Tefahot Israel Mortgage Bank Ltd, Tribunal de première instance (Magistrates' Court) de Jérusalem, 02.08.2015. Source : Net HaMishpat (base des tribunaux israéliens), dossier Action civile 36383-03-10 Moshe Hazan et Pnina (Perla) Hazan c. Tefahot Israel Mortgage Bank Ltd.
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